
À l’approche des fêtes, les films et téléfilms de Noël envahissent les écrans pour annoncer l’approche du traineau, des repas gargantuesques et des débats familiaux sans fin : c’est une histoire de tradition !
Loin de moi l’envie de vous dérouler une liste de classiques connus sur le bout des doigts. Mieux vaut s’aventurer ailleurs, à l’aventure, avec la délicate réalisation de Todd Haynes et son immanquable Carol.
Dans le New York des années 50, l’hiver s’installe et une simple quête de présent prend un tournant inattendu. Qui se douterait que la recherche d’une poupée servirait de point de départ à une histoire de romance, de moeurs et de voyage (vers soi) ? C’est la trajectoire de Carol, qui se découvre comme un cadeau de cinéma. Prêts à être emballés ?
Dix ans après sa sortie, Carol s’impose toujours comme une élégante exploration des désirs et des interdits dans l’Amérique des années 50, où une jeune vendeuse rencontre une femme mariée, en instance de divorce, et voit sa vie basculer. Porté par le duo Cate Blanchett/Rooney Mara, le film révèle une alchimie rare : Blanchett incarne Carol avec une sophistication retenue qui cache un tourbillon d’émotions, tandis que Mara prête à Therese une naïveté lumineuse, prête à s’embraser au contact de la passion. Todd Haynes compose un cinéma fait de regards, de silences et de gestes minutieusement orchestrés, où chaque détail du décor et du costume participe à l’intensité de la rencontre. Le film ne se contente pas de raconter une histoire d’amour : il déploie un univers sensible, précis et vibrant, où la mélancolie et le désir se mêlent avec une subtilité rare.

Dans Carol, Therese Belivet, vendeuse réservée qui aspire à devenir photographe, rencontre Carol Aird, bourgeoise élégante en plein divorce. Entre elles, un lien inattendu se tisse, d’abord discret puis de plus en plus évident, dans une société où leurs sentiments ne peuvent être exprimés librement.
Définitivement enivrées par l’amour, on imaginera un cocktail pour porter un toast aux rencontres… ou noyer ses chagrins dans un verre alcoolisé.
De l’élégance rétro, de l’apparente douceur qui cache une grande force, une complexité subtile et une légère touche amère : tout est là, pour Carol.

Le Martinez à la cerise de Carol
La sophistication de la grande dame dans un verre !
45ml de gin
45ml de vermouth rouge
1 trait de liqueur de marasquin
2 traits d’angostura bitters
1 cerise pour le rappel des lèvres rouges et du désir
De la glace pillée et des glaçons pour rappeler le décor hivernal et la beauté froide de Carol
Commencez par déposer de la glace pilée dans votre verre à cocktail pour le givrer. Dans un verre à mélange ou un shaker rempli de glace, versez le gin, le vermouth et la liqueur de marasquin. Remuez doucement pendant 20 à 30 secondes pour bien refroidir et diluer légèrement. Retirez la glace de votre verre à cocktail et filtrez votre breuvage dans ce dernier. Garnissez d’une cerise ou trois.
Prêt pour trinquer et déguster !
Carol est un film qui s’impose par sa délicatesse et son intensité contenue. Todd Haynes signe un drame amoureux où chaque regard compte, chaque silence pèse, et où le désir se déploie comme une évidence fragile. Les décors hivernaux de New York deviennent un écrin pour une histoire qui mêle passion et prudence, tandis que la caméra capte avec élégance les tensions invisibles et les émotions retenues. Cate Blanchett et Rooney Mara forment un duo d’une grande intensité : l’une glaciale et magnétique, l’autre douce et sensible. Ensemble, elles donnent vie à une romance aussi bouleversante que subtile. Entre sophistication visuelle et justesse émotionnelle, Carol est un film qui raconte beaucoup plus qu’il ne montre.

🔍 À (re)découvrir : Extrait de Carol, entre délicatesse, pudeur et silences (1m30)