HERE : WHAT BROUGHT US HERE — LE CRINKLE CAKE AUX POMMES DE LA MAISON

Les vacances se clôturent avec le dernier volet de la trilogie des rattrapage ciné de 2024 !
Après avoir fait un saut dans le Jura puis dans la créativité, je vous propose d’observer le temps qui passe avec le dernier film de Robert Zemeckis. Si ce n’est pas la première fois que le réalisateur joue avec ce sujet (hello les savoureux Back to the Future), c’est ici avec un récit plus intime et émouvant, celui de la vie, tout simplement.
Alors, avant de filer vers la rentrée, prenez le temps de (re)découvrir Here : what brought us here. Emois garantis.

Pour son dernier long-métrage, Robert Zemeckis s’est entouré de deux acteurs emblématiques bien connus du grand public : Tom Hanks et Robin Wright. Trente ans après le mythique Forrest Gump, le réalisateur retrouve ce duo culte pour leur confier les rôles de Richard et Margaret.
Forrest Gump et Here partagent un même thème : celui de la vie qui passe, avec ses surprises, ses rencontres et ses désillusions. Mais là où Forrest Gump retraçait l’Histoire à travers le regard d’un homme simple, Here adopte une approche plus intime. Plutôt que de s’intéresser aux grandes figures historiques, le film observe les anonymes, en regardant, parfois, le monde à travers une simple fenêtre.

Here adopte un point de vue épuré, presque contemplatif, pour mieux se concentrer sur le temps qui passe et les émotions des personnages qui l’habitent. Exit les travellings, la caméra à l’épaule ou les effets de mise en scène spectaculaires : tout se déroule en un unique plan fixe. Depuis ce point immobile, le film traverse les âges. On y verra surgir les premiers hommes, une rue se dessiner, une maison s’élever. Cette maison devient alors un refuge, un témoin silencieux des vies qui s’y succèdent. Des couples s’y aiment, des familles s’y forment. Parmi elles, Richard et Margaret, que l’on accompagne au fil des années, dans la tendresse de leurs instants partagés, leurs doutes, leurs joies, et leurs questionnements les plus profonds.

Dans Here : what brought us here, Zemeckis filme le temps depuis un seul lieu : une maison immobile, traversée par les vies, les voix, les silences. Elle ne bouge pas, mais tout change autour d’elle. Les histoires s’y déposent, les unes sur les autres, comme des couches de souvenirs.
En hommage à ce lieu (et au film), on imaginera un crinkle cake aux pommes comme un écho à la maison – les feuilles filo, croustillantes et légères, rappellent les couches d’histoires empilées, froissées par les années. La pomme au cœur du gâteau, douce et familière, pour une note américaine.

Robert Zemeckis aurait pu nous perdre avec cette adaptation de roman graphique et ses effets visuels. Pourtant, c’est en se concentrant sur l’essence de la vie qu’il parvient à faire écho à chacune de nos existences. Here, ou le joli rappel du temps qui passe.

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