
En 2019, Bong Joon-Ho créait la surprise en dévoilant Parasite, un film fou et percutant qui allait rapidement rentrer dans l’histoire du cinéma ; une Palme d’Or, 4 Oscars, 1 César et autres réjouissances. Pas mal !
Mais comment revient-on sur le grand écran après un tel succès mondial ? Lorsque que les yeux de tous les cinéphiles, critiques et spectateurs vous attendent avec impatience, comment évite-t-on la déception ?
En allant à contre-courant et en proposant un film tout à fait différent, Mickey 17.
Mickey 17 n’est pas le premier film américain du cinéaste. En 2013 Bong Joon-Ho proposait Snowpiercer, un film d’action sur la lutte des classes. En 2017, il s’aventurait dans une fable écologique avec Okja, un long-métrage déjà remarqué au festival de Cannes. L’exercice US n’est pas le virage qu’il opère post Parasite, celui qu’il choisit, c’est plutôt celui de la science-fiction version satire comique.
Ce troisième film à l’accent américain se nourrit de ses deux aînés sur les thématiques abordées et s’amuse à décrier et critiquer le capitalisme et ses suppos. C’est grinçant, cynique et… grossier.
Pour nous plonger dans ce monde futuriste désaxé, on rencontre un jeune homme en difficulté qui décide de fuir pour survivre. Et la fuite, il la trouve dans l’exode vers une planète à coloniser (puisque la nôtre est bonne à jeter). Les places étant chères, il accepte d’endosser le rôle de « Remplaçable » pour participer à l’expédition. Un job peu commun pour lequel il devient un employé jetable considéré comme un outil interchangeable grâce à la méthode du clonage.

Mickey 17 est une copie d’une copie d’une copie d’une… à chaque mission un danger, à chaque danger fatal un nouveau Mickey pour le remplacer. L’homme n’est plus qu’un rouage ! Mais tout déraille lorsque Mickey 17 rencontre Mickey 18 et prend conscience de la machinerie du nouveau monde. Serait-il temps de se lever et de se révolter ?
Pour l’homme chair à canon répliqué bien plus que de raison, on concoctera un sandwich grillé aux saveurs explosives…

Le sandwich de Mickey 17 et Mickey 18
2 tranches de pain de mie identiques pour les copies
100g de chair à saucisse pour la chair à canon
Quelques tranches de cheddar fumé pour le cheesy
Quelques cuillères de kimchi coréen en conserve pour le clin d’œil au réal et le goût pimenté qui caressera le palais… à sa manière !
Un oignon rouge
Commencez par trancher votre pain de mie pour récupérer deux tranches identiques.
Coupez votre oignon rouge en lamelles et faites les revenir dans un peu de beurre. Faites griller votre chair à saucisses sur feu vif, ouvrez votre boite de kimchi. Beurrez vos tranchez de pain, faites les revenir à la poêle et ajoutez sur l’autre face votre cheddar pour le faire fondre.
Ne reste plus qu’à monter votre sandwich en déposant vos oignons caramélisés sur l’une de vos tranches de pain fromagé, d’ajouter votre viande suivi de votre kimchi et de refermer avec la seconde tranche de pain.
Découpez, servez, c’est prêt.
Clônage et colonisation font bon ménage avec le capitalisme ! Avec Mickey 17, Bong Joon-Ho nous interroge sur les véritables monstres de l’histoire en le faisant de façon… pas toujours très fine, pas toujours très imagée mais avec une énergie évidente.

🔍À (re)découvrir : Bong Joon-Ho à propos de Mickey 17 (33min, en anglais)