FERRARI — LA BOLOGNAISE EXPRESS D’ENZO FERRARI

J’ai toujours détesté les voitures et la vitesse. Pour autant, l’annonce du film Ferrari m’a rapidement fait envie. Il faut dire qu’avec Michael Mann à la réalisation et un casting terriblement puissant derrière le volant, il y avait de quoi s’éloigner des a priori.
Direction l’Italie, le monde de l’industrie et des courses automobiles, plein phare sur un fondateur aussi génial qu’implacable et sur l’année 1957, l’année des grands virages.

Si le film porte le nom d’un homme, il porte aussi les questionnements et les enjeux d’une entreprise et d’une famille. Attention, Ferrari ne propose pas un biopic scolaire où l’on découvre la page Wikipedia d’un illustre ingénieur sur pellicule. Michael Mann n’oserait pas se prêter à l’exercice sans y apporter un angle plus saillant – technique, et intime.

Ferrari ne raconte pas l’Odyssée d’un homme mais les tumultes d’une entreprise et de son couple de fondateurs décidés à se battre pour faire survivre un nom et un héritage. L’excellence italienne ne suffit plus dans le paysage capitaliste et il est désormais temps de penser à prendre un tournant qui semblait impossible. Pour se distinguer et faire briller le rouge de la maison, Ferrari misera tout sur une course emblématique. A ces vrombissements de moteurs s’ajoutent les rugissements intérieurs d’un homme et d’une femme déchirés par la tromperie et la tragique disparition d’un fils.
Tout dans ce film n’a qu’une vocation : aller vite et frapper fort, quitte à entrainer les dommages collatéraux les plus terribles.

Pas une minute à perdre pour Ferrari, il s’agira de faire du rouge, de l’italien et de l’excellent en un temps… record !


Un scénario rutilant, du spectacle flamboyant : Ferrari s’inscrit parmi les films haletants qu’on aurait aimé découvrir sur grand écran. Ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que le prochain Michael Mann s’invite dans nos salles de cinéma.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *